<< SCHREI ou le PARI ENTRE UNE REINE ET SA MOUNE | Dédicace à une grande Dame | NOS ASPIRATIONS >>
Chère Madeleine,
Il était important pour moi de vous écrire cette dernière lettre car il me restait encore quelques mots à vous adresser et je sais que vous les recevrez avec un joli sourire....
Ce sourire que j'ai découvert il y a quelques années et qui m'a toujours émerveillé. Vos yeux étaient bleus, lumineux et si malicieux. Je pense que vous étiez une très jolie femme avant que les signes de la vie ne marquent votre visage.
On vous désignait comme une femme aigrie, acariâtre, toujours insatisfaite et rebelle. Je trouve très beau justement cette rébellion dont vous avez fait preuve durant toute votre vie. Moi, je vous trouvais battante, volontaire, infernale des fois c'est vrai mais adorable.
Nos premiers échanges furent très vite complices. La femme qui râlait toujours, l'insatisfaite, m'a très vite offert ses plus jolis sourires et mon Dieu comme vous étiez belle quand vous souriez...
J'ai eu l'immense privilège de pouvoir saisir vos mains et vous serrer contre mon cœur alors que vos larmes coulaient. On ne pouvait vous imaginer aussi fragile mais moi, je connaissais les maux de votre cœur et ses souvenirs que vous regrettiez tant.
Vous rappelez vous de notre sortie au restaurant ? Mon Dieu comme vous m'avez fait tourner en bourrique ... C'était un vendredi Saint ! J'avais choisi le jour, sachant que de toute façon toutes les viandes les plus tendres auraient malgré tout étaient trop dures à votre goût ! Avec le poisson, j'avais un peu moins de chance de me « ramasser » !! Peine perdue : vous avez trouvé le premier restaurant trop bruyant, le second : il y faisait trop chaud, le troisième : le service était trop long et avant même que le serveur nous présente la carte, vous exigiez de partir. Alors nous avons fini avec une salade à emporter. « Au poulet » aviez vous exigé et dans une colère froide je vous ai juste répondu « sûrement pas. Vendredi Saint, nous prendrons une végétarienne ! » . Vous n'aviez rien répondu ! Comme une petite fille dont le caprice n'avait pas été accordé, vous n'aviez plus sorti un mot !
Et quand nous sommes arrivées chez vous et que je me suis attablée devant vous, vous vous êtes mise à pleurer en me prenant les mains, regrettant d'avoir été à nouveau aussi désagréable. Je vous ai câlinée comme une enfant et j'ai essuyé vos larmes vous assurant que je vous aimais beaucoup telle que vous étiez.....
Cette année je vous ai adressé mes vœux, mes derniers mots.... Vendredi matin, vous avez pris la petite valise de vos souvenirs et êtes partie rejoindre tous ceux qui vous manquaient tant.
J'espère que là vous êtes, douce Madeleine, vous vous sentez enfin heureuse et apaisée et que c'est la chaleur de votre sourire que je reçois aujourd'hui et qui me réchauffe un peu le cœur.
Je voulais juste vous remercier une dernière fois de m'avoir offert ces yeux si beaux, ces sourires si touchants . Merci de m'avoir donné votre confiance et permis de partager un peu votre monde.
Je vous envoie un baiser d'amour vers votre petite étoile brillante. Soyez heureuse et en paix. Votre chemin ne fait que continuer auprès de ceux que vous regrettiez tant. Aujourd'hui, ils sont à nouveau près de vous...
SARAH
Publié par SARAH33 à 12:40:54 dans Mes réflexions du moment | Commentaires (3) | Permaliens
29-01-2007 19:16
De Noel Sujet:
rien...
29-01-2007 16:53
De SARAH33
Sujet:
Don Url: [Liens]
29-01-2007 16:11
De Christophe Sujet:
Emotion
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