Dédicace de sagesse et de réflexions pour deux êtres précieux....
Plaisir de partager ce texte avec vous tous...
Douce soirée
SARAH
Prends conscience de mon message.
J'entends ton cri, qui traverse l'obscurité et s'infiltre dans les nuages, se mêlant à la lumières des étoiles, se frayant un passage jusqu'à mon coeur en suivant le chemin d'un rayon de soleil.
J'ai connu l'angoisse en entendant le cri d'un lièvre qui étouffait dans le noeud coulant d'un piège, d'un moineau tombé du nid de sa mère, d'un enfant qui essayait en vain de pêcher dans l'étang et d'un fils mort sur la croix.
Sache que je t'entends aussi. Sois en paix, sois calme. Je t'apporte le soulagement de ta détresse, dont je connais la cause et le remède.
Tu pleures sur tous tes rêves d'enfants qui se sont évanouis avec les années.
Tu pleures sur ton amour propre et meurtri par l'échec.
Tu pleures sur le potentiel que tu as sacrifié pour la sécurité.
Tu pleures sur ton individualité que la foule a piétinée.
Tu pleures sur tous tes talents gaspillés, parce qu'ils n'ont pas été utilisés.
Tu te regardes avec mépris et tu te détournes avec terreur de l'image qui reflète dans l'étang.
Qui est cette caricature humaine qui te fixe d'un regard froid ? Chargée de honte. Ou est donc passée la grâce de tes manières, la beauté de ta silhouette, la rapidité de tes mouvements, la clarté de ton esprit, ta répartie vive.
Qui a volé ton avoir ? Le connais tu aussi bien que moi ?
Un jour tu as posé ta tête sur un oreiller d'herbe tendre dans le champs de ton père et tu as contemplé dans le firmament une cathédrale de nuages, sachant que tout l'or de Babylone serait à toi un jour. Tu as déjà lu plusieurs livres, tu as couvert plusieurs tablettes de notes, convaincues qu'un jour, ta sagesse égalerait, dépasserait celle du roi Salomon. Et que les saisons se transformeraient, en année, jusqu'à ce que ton règne arrive dans ton propre paradis terrestre !
Te souviens-tu qui a implanté ces plans, ces rêves et ces graines d'espoir en toi ? Tu ne le peux pas !
Te souviens-tu de notre secret ? Tu ne le peux pas ! Les semaines ont détruite tes souvenirs, car elles ont rempli ton esprit de crainte, de doute, d'angoisse, de remords et de haine et il n'y a pas de place pour ces souvenirs heureux .
Ne pleure plus, je suis avec toi et ce moment est le point tournant de ta vie. Tout ce qui s'est passé jusqu'à présent, n'existe pas plus dans ton esprit que le temps que tu as passé dans le sein de ta mère.
Ce qui est passé est mort et les morts enterrent les morts. Aujourd'hui tu ressuscites des morts vivants.
C'est ton anniversaire, ceci est ta nouvelle date de naissance. Ta première vie, comme dans une pièce de théâtre, n'était qu'une répétition, maintenant le rideau est levé.
Cette fois-ci, le monde regarde et attend pour t'applaudir, cette fois-ci tu n'échoueras pas. Allume tes chandelles, partage ton gâteau, verse le vin, tu es revenu à la vie. Comme le papillon sortant de la chrysalide tu voleras, tu voleras aussi haut que tu le souhaites et ni les guêpes, ni les libellules, ni les mantes de l'humanité, ne t'empêcheront de réussir ta mission, ta recherche des vraies richesses de la vie. Sens ma main sur ta tête, reçois ma sagesse, laisse-moi partager avec toi, une fois encore, le secret que tu as entendu à ta naissance et par la suite oublié.
Tu es mon plus grand miracle, tu es le plus grand miracle du monde. Ce sont là les premiers mots que tu as entendus, puis, tu as pleuré, mais on pleure tous. Tu ne m'as pas cru alors, rien n'est survenu par la suite, pour mettre fin à ton incrédulité.
Car comment pourrait tu être un miracle, alors que tu te considères un échec, même dans les tâches les plus simples?
Comment peux-tu être un miracle quand tu as si peu confiance en toi, quand il s'agit de prendre la plus faible des responsabilités?
Comment peux-tu être un miracle, alors que les dettes t'accablent et que le tourment te tient éveillé, te demandant d'où viendra le pain de demain?
Mais je t'aime et je suis maintenant avec toi, à travers ces mots, pour réaliser la prédiction du prophète qui a annoncé que DIEU tendrait la main encore une fois, une seconde fois, pour aider le reste de son peuple.
Je tends la main une fois de plus, c'est la seconde fois, tu fais partie de ceux qui restent. Cela ne sert à rien de demander ...
Ne savais-tu pas, n'avais-tu pas entendu, ne t'avait-on pas dit depuis le début, n'avais-tu pas compris depuis la création de cette Terre, tu n'as pas su, tu n'as pas entendu, tu n'as pas compris.
Il t'a été dit que tu étais une divinité déguisée, un DIEU qui s'amusait, il t'a été dit que tu étais un ouvrage bien spécial, noble, de raison, disposant de facultés infinies, admirable de forme et de mouvements, comme un ange en action, comme un DIEU en appréhension. Il t'a été dit que tu es le sel de la terre. Le secret de déplacer des montagnes et de réaliser l'impossible, t'a été donné, tu n'as cru personne.
Tu as brûlé ta carte routière menant au bonheur, tu as abandonné ton droit à la paix intérieure, tu as soufflé sur les bougies qui étaient placées le long de ta destinée et qui devaient te mener à la gloire et tu as trébuché, perdu et effrayé dans l'obscurité de la futilité et de la pitié, jusqu'à ce que tu tombes dans l'enfer de ta propre création et tu as alors pleuré et tu as frappé ta poitrine en maudissant le sort qui t'accablait.
Tu as refusé d'accepter les conséquences de tes propres pensées négatives, de tes actions basses et tu as cherché un bouc émissaire responsable de tes échecs et vite, tu l'as trouvé, "tu m'as blâmé. Tu as crié que tes handicaps, ta médiocrité et ton manque d'opportunité et tes échecs étaient la volonté de DIEU, tu t'es trompé....
Publié par SARAH33 à 20:51:06 dans Les textes que j'aime | Commentaires (7) | Permaliens
Publié par SARAH33 à 21:24:10 dans Mes réflexions du moment | Commentaires (7) | Permaliens
Publié par SARAH33 à 20:36:14 dans Mes réflexions du moment | Commentaires (2) | Permaliens
Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l'océan.
Il est la beauté, il est la vie
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon
Quelqu'un à côté de moi dit : « il est parti »
Parti vers où ? Parti de mon regard... C'est tout
Son mât est toujours aussi haut, sa coque a toujours la force de porter la charge humaine
Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui
Et juste au moment où quelqu'un auprès de moi dit : « il est parti »
Il y en a d'autres qui le voyant pointer à l'horizon et venir vers eux,
S'exclament avec joie : « le voilà »
C'est ça la mort
William BLAKE (1757-1827)
Publié par SARAH33 à 16:04:56 dans Les Poesies Que J'aime | Commentaires (8) | Permaliens
Publié par SARAH33 à 09:53:13 dans Mes réflexions du moment | Commentaires (4) | Permaliens
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